LE CCAB – Centre Culturel Associatif Beaujolais

Rhône

Du Beaujolais des sapins au Beaujolais des vignes, des bords de Saône aux Pierres Dorées, le CCAB agit au plus près des habitants, dans les salles des fêtes ou de sport, théâtres, établissements scolaires, caveaux, médiathèques, friches industrielles, places publiques...

Ce centre culturel professionnel itinérant a été créé en 1977 sous l’impulsion de plusieurs élu-e-s du Beaujolais, soucieux de voir l’action culturelle se développer au plus près des habitants sur un territoire à la fois rural, semi-rural, rurbain et urbain…

Depuis, il conçoit en concertation avec les équipes municipales, des événements culturels « sur mesure », dont voici quelques exemples : Cafés en Fête / Festiplanètes, art & sciences / Scènes de Caves / Le Festival en Beaujolais – Continents et Cultures, Le Monde en Places, Arnas 2.0, art & numérique…

Le CCAB (association loi 1901) rassemble aujourd’hui 16 communes adhérentes (de 400 à 10 000 habitants) et 2 intercommunalités partenaires. En plus de ses partenaires institutionnels, il est également soutenu financièrement pour son travail d’irrigation culturelle d’un territoire, par un collectif de 42 entreprises dans le cadre du mécénat culturel.

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LE CCAB – Centre Culturel Associatif Beaujolai

Yves Pignar, Directeur et Philippe Chaumont, Assistant de projet

Scène culturelle itinérante, scène mobile imaginée en 1977, c’est un point important puisque des élus avaient déjà l’idée d’une intercommunalité culturelle. Et ils ont voulu créer en milieu à la fois rural, semi-rural, rurbain et urbain, cette structure.

Elle se situe sur le Département du Rhône, en plein milieu de notre nouvelle région Auvergne - Rhône-Alpes, et nous sommes sur le contrefort ouest du département du Rhône. Cette structure a 16 communes adhérentes et des communautés de commune partenaires.

Qu’est-ce que c’est une commune adhérente ? Ce sont des communes qui s’engagent sur un mandat de 6 ans, c’est un choix politique aussi. Ces communes ont entre 400 et 11000 habitants, elles se situent à 40 % en pays mi-montagne, 40 % en Beaujolais viticole et 20 % sur la Vallée de la Saône, entre Mâcon et Villefranche.

À partir de là, dans ce centre culturel itinérant, dès le départ et c’est peut-être ce qui fait qu’il a toutes ces années d’existence, les élus ont voulu une équipe professionnelle à la fois artistique et administrative qui gère la totalité de ce projet, il y a une douzaine de personnes concernées par l’action.

Et pour quel projet ? Un centre de ressources, une scène mobile itinérante autour d’axes bien précis :

  • la formation
  • la diffusion
  • la création
  • la médiation

Avec un sous-titre, qui est le label de cette structure "Aller où vivent les gens au quotidien".

Quelles sont les grandes actions ?

  • Diversité des langages artistiques
  • Itinérance sur le territoire
  • Action culturelle de proximité
  • Événéments pour tous les publics
  • Travail en réseau

Prenons très concrètement quelques exemples, sur la formation d’abord. C’est un travail dès le plus jeune âge, puisqu’on a 60 établissements scolaires qui sont concernés par notre projet, de la maternelle jusqu’au collège. Des ateliers de pratiques artistiques sur une 60aine d’établissements scolaires avec des comédiens, des musiciens, des danseurs, des cinéastes, des vidéastes, etc.

On appelle ça des Projets et des Chantiers Parcours, puisqu’il y a des ateliers de pratique artistique, et en parallèle, des compagnies en résidence qui proposent des spectacles évidemment en direction du jeune public.

Dans le cadre de la diffusion, on vous donne quelques exemples qui sont un petit peu nos labels :

Cafés en Fête : en période hivernale, 9 petits villages en moyenne montagne qui ont une saison culturelle qui se passe dans les cafés. Ils n’ont pas de lieu culturel dans leur commune, mais nous nous installons dans les cafés aussi bien avec des comédiens, des musiciens, des danseurs, des mimes, toutes sortes d’activités artistiques et chaque spectacle se termine par un repas commun entre les gens qui viennent et les artistes.

Autre exemple, un festival qui maintenant est en biennale, Festival en Neaujolais, Continents et Cultures. Nous avons fait en sorte avec ce festival, que ce territoire du Beaujolais, qui est connu par son vin, accueille le monde, eux aussi d’une manière très particulière. Ce festival réunit chaque année, des centaines d’artistes qui viennent de tous les continents, aussi des diasporas, parce qu’il y en a beaucoup en Rhône-Alpes et des artistes français de notre région, intéressés par un travail sur une culture étrangère, je pense à Roulotte Tango qui est installé à Saint-Étienne et qui est de nos gros partenaires.

Une nouveauté, qui vient de naître : Festiplanètes, pour lequel on a voulu associer le monde scientifique et le monde artistique dans un projet autour d’un territoire, autour de thèmes précis (ex. la géologie, l’astronomie, la faune, la flore, etc.). Nous utilisons des espaces naturels, des lieux dans chaque commune, et nous faisons en sorte que des compagnies amènent leurs propres créations. Nous les aidons pour faire en sorte que dans un projet comme Festiplanètes, elles puissent exister.

Autre exemple, Arnas 2.0, art et numérique : c’est une commune qui a mis beaucoup de temps à pouvoir recevoir la fibre, et les élus ont dit prenons le problème : "Qu’est-ce qu’on va pouvoir faire avec tout ça ?"
On a voulu mettre en place tout un projet artistique autour de toutes les nouvelles techniques numériques sur le territoire au niveau artistique, et donc donner aussi une réponse à ces questions posées par ces élus.
Ce projet est plus dans le cadre d’une demande exceptionnelle et spécifique d’une commune, ce n’est plus un label, c’est un projet réalisé d’année en année sur une demande d’élus et une problématique sui leur appartient.

Pommiers en 4 Générations, c’est les 4 générations qui sont réunies autour d’un lieu, en l’occurence une médiathèque, pour travailler autour d’une thématique de projet.

Dernier exemple très concret, sur une communauté de communes de l’Ouest Rhodanien qui nous a demandé une coordination artistique d’un projet participatif d’éducation aux arts et à la culture.
Ce projet s’appelle Retissons le Territoire, avec un sous-titre, De Frîche en Frîche, c’est une convention de développement à l’éducation, aux arts et à la culture tout au long de la vie, qui a été initiée par la DRAC Rhône-Alpes et proposée à plusieurs structures culturelles sur toute la région.

25 structures dont le CCAB, participent à ce projet, pour une durée de 3 ans. Ce sont pour nous des missions de coordination et de conseil artistique autour de la médiation et d’infusion sur le territoire sur cette Communauté de communes, qui a été repéré comme Zone rurale sensible depuis 2014. Cela concerne des propositions d’artistes qui vont travailler dans les EHPAD, établissements scolaires, maisons familiales et rurales mais aussi sur les places de village. 5 groupes travaillent pendant 1 an et demi, sur cette médiation.

Nous travaillons sur la création de Comité de liaison artistique à raison d’un par mois, avec les artistes, les élus et les utilisateurs qui sont bien évidemment présents, ainsi que la mise en place de Comités de pilotage avec les tutelles pour faire avancer le projet. Le but est de créer des liens entre ces artistes qui sont tous de la Région Rhône-Alpes, certains tout à fait locaux, pour faire ces créations communes c’est l’effet boule de neige et l’effet créatif qu’on souhaite développer sur ce territoire. Le thème fait resonner le territoire, ancien bassin industriel textile avec énormément de friches abandonnées, c’est la mémoire de cette culture un petit peu oubliée mais pour laquelle il y a encore beaucoup de gens qui la revendiquent. Et c’est le tissage de cette mémoire humaine et cette mémoire patrimoniale qui fait tout l’intérêt de ce projet.

On travaille avec beaucoup d’équipes de Rhône-Alps, et plus précisément de Lyon, qui sont très intéressées par ce concept de scène culturelle itinérante, comme la Compagnie du Chien Jaune.
On travaille à partir d’appels à projets, sur telle ou telle thématique, et puis ensuite avec les artistes concernés, on essaye de construire ce projet.

Ce qu’on aime aussi, c’est associer d’autres territoires, et même d’autres pays, puisqu’on a monté des projets avec des compagnies venant d’autres pays mais qui étaient associés avec d’autres équipes de la région lyonnaise sur une thématique ou une autre.

En résumé, cette scène culturelle itinérante a tout de même 40 ans d’existence, elle a portée par plusieurs générations d’élus, qui ont vu l’importance de cette scène mobile. Elle ne peut fonctionner qu’avec des partenaires, la Région, le Département, il y a les communes, et puis il y a également le mécénat culturel qui pour nous a beaucoup d’importance puisque 42 entreprises sont associées à notre projet, les plus petites ont 2 compagnons, les plus 1000 ou 1500. Et pourquoi mécénat, parcequ’il n’y en a aucune qui met un logo, simplement une citation, c’est-à-dire que c’est un acte citoyen, comment le monde économique peut aussi s’intéresser à un projet culturel pour aussi son action en elle-même. On arrive par ce biais à ouvrir le projet aux salariés de l’entreprise et de toucher de nouveaux publics.

Rendez-vous en ligne :


> http://www.ccab.fr/
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